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Archive des webémissions: Des projets de loi sur le suicide assisté aux États-Unis

Cette semaine, nous examinons divers projets de loi introduisant l'aide au suicide dans les États américains.

Archive des webémissions: Des projets de loi sur le suicide assisté aux États-Unis

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • Des projets de loi sur le suicide assisté aux États-Unis
  • FAQ: Les protections échouent – les évaluations psychologiques

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

DES PROJETS DE LOI SUR LE SUICIDE ASSISTÉS AUX ÉTATS-UNIS

  • Des projets de loi liés au suicide assisté ont été introduits cette année ou ont été reportés de la dernière session législative dans 25 des États aux É-U.
  • La plupart des projets de loi légalisent le suicide assisté pour les personnes ayant reçu un diagnostic de six mois ou moins à vivre. Quelques mesures législatives se distinguent par leurs effets différents.
    • La législature de l’Arizona a adopté, et son gouverneur a signé, un projet de loi (SB 1439) qui protègera le droit de conscience des médecins de refuser d’effectuer un suicide assisté si la pratique devenait légale dans cet état. Un projet de loi pour légaliser le SA dans cet état (HB 2336) ne devrait pas avancer.
    • En Oregon, le SB 893 élargirait la loi actuelle pour permettre l’euthanasie par directive anticipée. Le projet de loi est actuellement en instance au Comité sénatorial des soins de santé.
  • En Alaska, le HB 54 a été entendu par le Comité de la santé et des services sociaux de la Chambre le 6 avril. Marilyn Golden, du « Disability Rights Education and Defense Fund », a témoigné (par vidéoconférence), tout comme J.J. Hanson du « Patients’ Rights Action Fund ». Les observateurs estiment que le projet de loi ne devrait pas progresser.
  • Au Nevada, une audience devant le Comité sénatorial sur la santé et les services sociaux sur le SB 261 prévue pour le 12 avril a été reportée pour la deuxième fois par le parrain du projet de loi. Cela impose un fardeau supplémentaire à ceux qui témoigneraient contre le projet de loi, afin de réorganiser les horaires et le transport pour assister aux audiences reportées.
  • L’état du Maine a deux projets de loi pratiquement identiques qui ont été entendus le 5 avril par le Comité mixte sur la santé et services sociaux. Les projets de loi devraient être repris lors d’une séance de travail du comité le 19 avril.
  • À Hawaii, le SB 1129 a été approuvé au Sénat par un vote de 22 contre 3, mais le Comité de la Chambre sur la santé a différé le projet de loi, ce qui rend peu probable qu’il soit mis aux voix.
  • Un projet de loi à New York (A02383 / S03151) a été réintroduit cette année après avoir été approuvé par le Comité de la santé de l’Assemblée par un vote de 14 contre 11 l’année dernière. Les projets de loi de cette année ont encore été renvoyés au Comité de la santé.
  • Le projet de loi du New Jersey (A2451 / S2474) provient de l’année 2016, où il a été adopté à l’Assemblée le 20 octobre par un vote de 41 contre 28 (avec 5 abstentions), et a également été approuvé par le Comité de santé, services sociaux et des personnes âgées du Sénat (le 3 novembre).
  • Des projets de loi ont été présentés et renvoyés au comité dans les états suivants: Massachusetts, Pennsylvanie, Michigan, Minnesota, Caroline du Nord et Wisconsin.
  • Les projets de loi pout le suicide assisté semblent être mort dans d’autres États, dont le Connecticut, l’Indiana, l’Iowa, le Kansas, le Maryland, le Mississippi, le Missouri, le Nebraska, le Nouveau-Mexique, le Tennessee, l’Utah, et le Wyoming
  • Merci à Stephen Mendelsohn de « Second Thoughts Connecticut » pour quelques informations utilisées dans ce rapport.

FAQ – LES PROTECTIONS ÉCHOUENT – ÉVALUATIONS PSYCHOLOGIQUES

  • Ce n’est pas habituellement obligatoire.
  • Les travailleurs de la santé mentale ont les mêmes biais et les préjugés sur la vie avec un handicap que les médecins; Ils ont tendance à sous-estimer la qualité de vie des personnes en situation de handicap et supposent donc qu’une demande de suicide d’une telle personne est, par définition, «rationnelle».
  • L’opinion est basée uniquement sur une ou deux courtes visites et les notes et opinions du médecin traitant. Le psychologue ou le psychiatre n’a pas suffisamment d’informations pour faire une évaluation claire et complète.
  • Les professionnels de la santé mentale ne connaissent pas les services de soutien communautaire et les services qui peuvent aider les gens à vivre de façon autonome.
  • Ces évaluations psychiatriques sont effectuées pour déterminer si la personne est capable, au lieu d’évaluer si la personne est déprimée ou souffre d’une maladie mentale susceptible d’être traitée ou si son état d’esprit pourrait changer de vouloir mourir.
  • En Oregon, les médecins demandent rarement une consultation psychologique (seulement 5 personnes, 3,8%, en 2016) pour vérifier les problèmes de santé mentale qui pourraient causer des symptômes suicidaires. Ils ne consultent pas non plus un travailleur social qui pourrait aider à mettre en place des services à la maison et à la communauté ou un conseil parental pour faire face à ces sentiments.