Introduction

Archive des webémissions: Canadian Association for Suicide Prevention

Cette semaine, nous discutons de la position erronée de l’Association canadienne pour la prévention du suicide sur le suicide assisté.

Archive des webémissions: Canadian Association for Suicide Prevention

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • La « Canadian Association for Suicide Prevention » déclare que l’aide médicale à mourir n’est pas un suicide
  • Le réseau Télé Global présentera une mini série intitulé « Mary Kills People »

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

CASP DÉCLARE QUE L’AIDE MEDICALE À MOURIR N’EST PAS UN SUICIDE

  • La « Canadian Association for Suicide Prevention (CASP) » a émis une déclaration controversée sur son site Web au sujet de l’aide médicale à mourir.
  • La déclaration se lit en partie: «CASP tient à rappeler à tous que nous ne parlons pas de suicide lorsque le sujet est l’aide médicale à mourir. »
  • CASP justifie cette déclaration avec un document et une infographie du Centre pour la prévention du suicide, affilié à l’Association canadienne pour la santé mentale. Les matériaux du centre de prévention du suicide reflètent les mêmes inexactitudes et l’ignorance au sujet du suicide assisté qui sont diffusées dans les médias en général.
  • Par exemple, l’apparence de l’infographie déclare que « les personnes suicidaires ne veulent pas vraiment mourir, ils veulent que la douleur de la vie prenne fin », mais les gens qui veulent le suicide assisté « veulent hâter la mort » et « veulent que la souffrance en mourant prenne fin. » Cela ne tient pas compte du fait que beaucoup de gens qui demandent l’aide au suicide ne sont pas en train de mourir et n’ont pas de douleur physique.
  • Il est inquiétant que les organismes de prévention du suicide et de la santé mentale répandent ce genre de fausses informations sur ce sujet important.
  • Toujours Vivant-Not Dead Yet a écrit à la CASP pour lui demander de retirer le commentaire cité à partir de son site Web. Nous allons continuer nos activités de sensibilisation auprès du Centre de prévention du suicide pour tenter d’améliorer leur compréhension du suicide des personnes en situation de handicap et des malades.

LE RÉSEAU TÉLÉ GLOBAL PRÉSENTERA UNE MINI-SÉRIE INTITULÉ « MARY KILLS PEOPLE »

  • Le réseau (anglophone) télévision Global a acquis les droits d’une série dramatique en six parties intitulé «Mary Kills People » qui est maintenant en production.
  • Selon un communiqué de presse en juillet, « La série suit le Dr. Mary Harris, une mère célibataire et médecin d’urgence de jour, qui travaille au noir aussi comme un ange de la mort souterrain, en aidant les patients en phase terminale qui veulent mourir et s’éteindre selon leur propre volonté.  Jusqu’à présent, Mary a réussi à rester sous le radar; mais les affaires sont en plein essor, et sa double vie se complique. Quand son monde commence à se défaire, Mary se rend compte qu’elle va devoir se battre à la déloyale si elle veut rester dans ce jeu d’assassin. »
  • Si cette série est comme le traitement médiatique habituel de cette question, il confondra les questions de l’incapacité et de la maladie en phase terminale. Il va également manquer les raisons sociales, économiques, historiques et discriminatoires derrière le suicide assisté, en répétant le faux message « mieux mort qu’être handicapée » trouvé dans le film « Avant Toi. »
  • Qu’importe comment le sujet est traité, il est difficile d’imaginer que le réseau payerait pour une série à propos de quelqu’un qui encourage les personnes LGBT ou les autochtones de se tuer. Pourquoi alors, est-il approprié d’avoir une série dramatique à propos de quelqu’un qui tue des gens malades et handicapées?
  • Le réseau Global ne dispose pas d’une bonne note sur la sensibilité sur cette question. En 2012, il a diffusé un segment sur son programme de « 16×9 » à propos de l’appel public d’Annette Corriveau afin de tuer ses deux enfants handicapés. Dans ce segment, Robert Latimer, le fermier de la Saskatchewan qui a été reconnu coupable du meurtre de sa fille handicapée Tracy, a été identifié comme un «militant du droit de mourir. » Suite à une plainte à la Commission de la Radio et de la Télé du Canada, Global a re-diffusé le segment offensif ainsi qu’un débat sur le suicide assisté. Ce débat n’a pas été inclus dans la version en ligne du segment.
  • TVNDY a écrit à « Global » et à sa société mère « Corus Entertainment » afin d’exprimer nos graves préoccupations au sujet de cette série, en suggérant qu’elle ne devrait pas être diffusé. Nous vous tiendrons au courant du développement de cette histoire.