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Archive des webémissions: Le progrès du projet de loi C-14

Cette semaine, nous parlons des progrès du projet de loi C-14 et des représentations du suicide assisté dans les films.

Archive des webémissions: Le progrès du projet de loi C-14

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • Le progrès du projet de loi C-14
  • Le suicide assisté au cinéma

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

LE PROGRÈS DU PROJET DE LOI C-14

  • Le projet de loi C-14 est en cours de débat à la Chambre des communes et le Sénat simultanément.
  • D’habitude, la législation passe par trois lectures et les audiences du comité de la Chambre des communes, puis est amené devant le Sénat pour examen. Toutefois, étant donné le délai serré pour le projet de loi sur le suicide assisté, les deux chambres du parlement envisagent le projet de loi C-14 en même temps.
  • La semaine dernière, les députés à la Chambre des communes ont voté à 235 contre 75 pour envoyer le projet de loi C-14 au comité après la deuxième lecture.
  • Le projet de loi a été entendue devant le comité de Justice et droits de la personne de la Chambre des communes, où Amy Hasbrouck a témoigné en sa qualité de vice-président de la « Euthanasia Prevention Coalition ».
  • Cette semaine, le projet de loi a été entendue devant le Comité permanent du Sénat sur les affaires constitutionnelles et juridiques, où Rhonda Wiebe, président du comité d’éthique sur la fin de vie du Conseil des Canadiens avec déficiences a témoigné au nom de CCD.
  • Selon les rapports de presse, plus de 100 amendements ont été proposés à la Chambre des communes au projet de loi C-14. Le Globe and Mail de Toronto a déclaré que les amendements conservateurs qui ont appelé à l’ajout d’une maladie terminale au critère d’admissibilité, un contrôle judiciaire et un soutien psychologique pour les personnes souffrant d’une maladie mentale qui veulent accéder à la procédure ont été parmi ceux qui ont été rejetés par le comité [Justice].
  • D’autre part, des modifications pour permettre le suicide assisté par directive anticipé et un effort pour supprimer l’exigence selon laquelle la mort naturelle soit «raisonnablement prévisible» ont également été rejetés.
  • Un amendement pour permettre la liberté de conscience et d’assurer l’accès aux communication ont été acceptées par le Comité de justice, selon les rapports de presse.
  • Les libéraux espèrent que la Chambre des communes approuvera le projet de loi d’ici la fin de la semaine prochaine, ce qui donnera au sénat que quelques jours pour agir sur le projet de loi avant la date limite du 6 Juin.
  • S’il n’y a pas de loi avant la date limite, les termes de la décision Carter, qui fournissent de maigres limitations et règlementation de la pratique de la mort médicalement assisté, seront en vigueur au Canada.
  • Les partisans du suicide assisté disent déjà que le projet de loi, en exigeant que la mort naturelle de la personne soit « raisonnablement prévisible », va au-delà de la décision Carter, et pourrait être contestée pour des motifs constitutionnels. D’autres chercheurs sont en désaccord, en disant que la décision de la Cour suprême donne au Parlement un large champ d’application pour règlementer le suicide assisté et l’euthanasie.

LE SUICIDE ASSISTÉ AU CINÉMA

  • Selon le « Euthanasia Research and Guidance Organization » depuis 1980, il y a eu à environ 20 films longs métrages qui ont représentés des suicides ou suicides assistés par des personnes en situation de handicap ou des malades en phase terminale. Cela ne comprend pas des films fait pour la télévision, des « docudrames » ou des documentaires qui couvrent un sujet identique ou similaire, et il ne comprend que les films sortis en Amérique du Nord.
  • Le mois prochain apportera le dernier de ces films. « Avant toi » dont la sortie est prévu en Amérique du Nord pour le 3 Juin, cela concerne un homme qui, après être devenu tétraplégique dans un accident de moto, se rend en Suisse pour un suicide assisté.
  • Les personnes en situation de handicap ont protesté contre des films similaires qui promeuvent la mort comme une réponse appropriée à l’invalidité. Des films tels que « C’est ma vie, après tout! » (1981), « La fille à un million de dollars » et « La Mer Intérieure » (2004), et « Amour » (2012) favorisent le suicide assisté comme le résultat tragique mais logique de devenir gravement handicapé.
  • En général, ces histoires ne remettent pas en cause les conditions dans lesquelles vivent les personnes en situation de handicap. Par exemple, dans La fille à un million de dollars, il n’y a aucune explication quant à la raison pour laquelle le personnage principal se retrouve dans une maison de soins infirmiers et perd une jambe à cause des plaies de lit non traitées. Ils se concentrent sur le scénario du suicide, la personne en situation de handicap doit mourir.
  • Parce que peu de personnes non handicapées rencontrent les personnes handicapées dans leur vie quotidienne, les représentations médiatiques forment le noyau de l’image de la société de l’incapacité.  Lorsque les personnes ayant des incapacités sont présentés en se suicidant au lieu de vouloir vivre, il y a un effet sur la façon dont les gens perçoivent les personnes en situation de handicap.
  • Cela conduit à des incidents comme ce qui est arrivé à Tim Bowers. En 2013, M. Bowers est tombé d’un arbre pendant la chasse et a été paralysé. Il a été réveillé d’un coma pendant qu’il était sur soutien de vie artificielle, et on lui a dit qu’il ne marcherait plus jamais ni ne pourrait tenir son bébé dans ses bras. Puis on lui a demandé s’il voulait être gardé en vie artificiellement. Après ce pronostic biaisé et pessimiste, dans le choc de la découverte qu’il a une incapacité, et sans délai, ni d’aide ni d’encouragement pour s’adapter à son incapacité, il a choisi de faire retirer son soutien de vie.
  • Le militant John Kelly de « Not Dead Yet » aux Etats-Unis appelle les personnes en situation de handicap à protester contre l’ouverture du film pour montrer que le handicap n’est pas un sort pire que la mort, que le suicide ne soit pas un acte noble et beau, et que les personnes en situation de handicap sont toujours vivantes!