Introduction

Archive des webémissions: Les derniers chiffres de Belgique

Cette semaine, nous discutons de nouvelles données en provenance de Belgique.

Archive des webémissions: Les derniers chiffres de Belgique

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • Les derniers chiffres de Belgique montrent que plus de 2.000 personnes ont été euthanasiés en 2015
  • L’Association canadienne des individus retraités embauche Wanda Morris en tant que directeur de défense
  • « Compassion & Choices » donne dans le Connecticut, pour l’instant
  • Une note sur la pente glissante

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

DERNIERS CHIFFRES DE BELGIQUE MONTRENT QUE PLUS DE 2.000 PERSONNES ONT ÉTÉ EUTHANASIÉS EN 2015

  • L’an dernier en Belgique, 2021 personnes ont été euthanasiés dans le cadre du programme de mise à mort médicale de ce pays.
  • Le président de la Commission du programme, Wim Distelmans a dit qu’il croyait qu’une partie de l’augmentation est due à ce que plus de médecins ont déclaré des euthanasies qu’ils n’en avaient effectuées.
  • Il a également noté qu’il y a probablement encore plus de meurtres médicaux non déclarés qui se passe, ce qui pourrait selon lui amener à un total aussi élevé que 4.000 personnes.
  • La Belgique a légalisé l’euthanasie en 2002. Le pays a atteint la borne de 1000 personnes par année en 2011.  Les chiffres sont en augmentation encore plus rapidement.
  • En 2014, la Belgique a légalisé l’euthanasie pour les enfants, mais M. Distelmans dit que la commission n’a reçu aucune demande d’euthanasie d’un mineur.

L’ASSOCIATION CANADIENNE DES INDIVIDUS RETRAITÉS EMBAUCHE WANDA MORRIS EN TANT QUE DIRECTEUR DE DÉFENSE

  • Selon un article paru dans le Globe and Mail de Toronto, Susan Eng a été renvoyé de son poste de vice-président exécutif pour le défense à l’Association canadienne des individus retraités (ACIR).
  • Mme Eng a été remplacé par Wanda Morris, ancien directeur de mourir dans la dignité Canada.
  • Cette étape est inquiétante car elle déclare un changement ouvert de la position autrefois neutre de l’ACIR à un soutien vigoureux au suicide assisté et à l’euthanasie. Comment ce changement va-t-il se jouer, qui vivra vera. Morris va-t-elle utiliser les ressources substantielles de l’ACIR afin de promouvoir le suicide assisté envers la population âgée du Canada? Est-ce que c’est ce que veulent les membres de l’ACIR?
  • Au lieu du vaste mandat de Mme Eng de défense des droits, Wanda Morris est susceptible d’apporter une position beaucoup plus étroite. Ceci est en ligne avec la position du président de l’ACIR, Moses Znaimer, qui est un bailleur de fonds de Mourir dans la dignité, Canada.
  • Récemment, l’ACIR a fait un sondage sur son site Internet rempli par 2 700 personnes. Mme Eng dit que les répondants voulaient contrôler leur propre mort, mais ils ont aussi voulu voir du contrôle judiciaire pour protéger les personnes potentiellement vulnérables contre les abus du suicide assisté et l’euthanasie. Mme Eng dit que l’ACIR n’a pas fait la promotion des résultats de ce sondage.
  • L’ACIR est un organisme à but non lucratif qui défend les intérêts des Canadiens qui ont 50 ans et plus. Les membres de l’ACIR peuvent annuler leur adhésion à l’organisation en indiquant les raisons de leur décision.

« COMPASSION & CHOICES » ABANDONNE DANS LE CONNECTICUT, POUR L’INSTANT.

  • « Compassion & Choices » a décidé de ne pas apporter un autre projet de loi sur le suicide assisté dans le Connecticut, après plusieurs échecs pour adopter une telle loi.
  • Il semble qu’ils concentrent leur attention sur d’autres États, tels que le Colorado et New York.
  • M. Stephen Mendelsohn de « Second Thoughts » Connecticut dit la lutte doit être portée à l’arène politique. Il a recommandé la formation d’un comité d’action politique pour soutenir les candidats qui s’opposent au suicide assisté à l’élection de cette année, et de contester les candidats qui soutiennent le suicide assistés.

UNE NOTE SUR LA PENTE GLISSANTE

  • Nous avons souvent noté ici comment fonctionne la pente glissante; une défaillance dans la sécurité qui semble impensable un jour devient acceptable le jour suivant et alors il devient normal par la suite. De même, les garanties qui sont proposés un jour sont abandonnés plus tard car ils sont faussement perçus comme inutiles.
  • Tel est le cas avec la décision de Juin 2012 de la cour suprême de Colombie-Britannique dans l’affaire Carter c. Canada. Dans cette décision, les demandeurs qui réclamaient l’aide au suicide ont proposé un régime de garanties qui ont depuis été abimés ou écartés dans l’environnement plus permissif qui a évolué.
  • Les demandeurs ont proposé
    • Les évaluations psychiatriques obligatoires
    • La disqualification de personnes qui ont un trouble dépressif majeur
    • Une période d’attente minimum (qui varient en fonction de la catégorie de la condition médicale et pourrait être plus long pour une personne qui a récemment acquis une incapacité).
    • Exiger que la personne répète son désir pour le suicide assisté
    • La personne doit être incapable de se suicider sans aide
    • Exiger une consultation pour les soins palliatifs
    • (Les demandeurs pouvaient accepter que) la personne aurait à épuiser les alternatives de traitement raisonnables de nature non- ou minimalement envahissantes.
    • Présentation de la détermination de l’admissibilité pour un examen par un comité d’experts.
  • Comparer ceux-là au rapport du Comité d’experts-provincial-territorial, 3 ans et demi plus tard, qui n’exige aucune de ces garanties et desserreraient d’autres restrictions, telles que l’âge et la compétence (via les directives anticipées.)
  • En outre, le Comité d’experts permettrait des consultations vidéo avec les médecins à la place des examens physiques pour déterminer l’admissibilité, et aucune présence d’un professionnel de la santé pour assister ou de surveiller une mort auto-administré.
  • Autrement dit, le Comité d’experts recommande une loi qui est essentiellement la même que les lois qui existent ailleurs maintenant, mais espère un meilleur résultat (moins de décès problématiques). Faire la même chose et espérer un résultat différent est la définition de la folie.