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Archive des webémissions: Les demandeurs les plus récents pour le suicide assisté

Aujourd’hui, nous avons discuté des plus récents appels au suicide assisté au Canada, ainsi que de nos témoignages devant le comité parlementaire.

Archive des webémissions: Les demandeurs les plus récents pour le suicide assisté

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • Les demandeurs les plus récents d’aide au suicide au Canada
  • Le témoignage de TVNDY au Comité mixte spécial du parlement sur l’aide médicale à mourir

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

LES DEMANDEURS LES PLUS RÉCENTS D’AIDE AU SUICIDE AU CANADA

  • Deux récents reportages ont attiré l’attention sur les types de cas de suicide assisté qui sont susceptibles de survenir lorsque la pratique devient légal. Aucun d’entre eux ne concerne les personnes ayant une maladie terminale.
  • Le 21 Janvier, la CBC a signalé qu’un homme de Winnipeg cherche de l’aide au suicide parce que ses conditions médicales vont, dans un avenir proche, probablement l’amener à avoir besoin d’un fauteuil roulant.
  • En réponse à l’article de CBC, Allen Mankewich, président de la Ligue des personnes handicapées du Manitoba a déclaré que la situation souligne le point de vue de la société qui dit qu’il vaut mieux être mort que handicapé.
  • Ensuite, cette semaine, la CBC a signalé qu’une femme de Winnipeg à la dépression résistante aux traitements veut un suicide assisté.
  • En vertu de la décision de la Cour suprême de prolonger le délai pour le Parlement d’adopter une loi sur le suicide assisté, ces gens pourraient aller devant un juge pour une dérogation à l’interdiction pénale, et obtenir la permission pour un suicide assisté. Il n’y avait aucune indication dans la reportage de CBC si ces personnes avait l’intention de le faire.
  • Il ne semble qu’aucune de ces personnes a un handicap qui les rendent incapable de se suicider sans aide.
  • Si ces gens sont tout simplement à la recherche d’un moyen plus facile de se suicider, et la société le leur donne, quelles seront les conséquences pour nos efforts visant à prévenir le suicide?

TÉMOIGNAGE DE TVNDY AU COMITE MIXTE SPÉCIAL DU PARLEMENT SUR L’AIDE MÉDICALE À MOURIR

  • TVNDY a déposé un témoignage au comité mixte spécial du Parlement sur l’aide médicale à mourir, en dépit de ne pas être invité à témoigner en personne.
  • Notre témoignage offre des garanties étendues et des mesures très spécifiques pour déterminer l’admissibilité et d’approuver le suicide assisté avant le fait.
  • Notre système sortirait les médecins traitants du processus de prise de décision. Il comprend également un coordonnateur de dossier pour guider la personne dans le processus de demande, de sorte que les « bénévoles » des groupes de promotion de l’aide au suicide ne seront plus en place pour encourager la personne à mourir.
  • Nous avons proposé des définitions de termes clés qui utilises des normes objectives plutôt que subjectives. Ainsi, «la souffrance intolérable» ne signifie pas seulement la souffrance qu’une personne ne peut pas tolérer; cela signifie aussi « la douleur physique et la détresse psychologique / existentielle qui rend la personne incapable d’accomplir les activités de la vie quotidienne. »
  • Seul le suicide assisté, pas l’euthanasie, serait disponible.
  • Chaque personne qui veut le suicide assisté aurait:
    • Des examens par deux médecins,
    • une évaluation psychosociale pour écarter la dépression et la démoralisation, ainsi que l’abus, la coercition, la pression financière, et la pression sociale causée par le manque d’autonomie et de contrôle dans la vie de la personne. Cette évaluation permettra également de déterminer si la personne est vulnérable à l’incitation au suicide dans un moment de faiblesse.
    • Une consultation de soins palliatifs.
    • Du conseil par une personne vivant avec une incapacité ou une maladie similaire.
    • À complêter une feuille de «consentement éclairé» résumant des informations sur l’état de santé, des solutions de rechange à l’aide au suicide (réadaptation, les soins palliatifs, les services à domicile), ce qu’il faut attendre de l’aide au suicide, ainsi que les avantages et les inconvénients de l’aide au suicide.
  • Contrairement à toutes les autres recommandations, TVNDY demande que le processus soit pleinement accessible aux personnes handicapées, y compris l’accès aux communications.
  • Nous réclamons une période d’attente d’un an après le début d’une incapacité permanente, et au moins deux semaines pour une maladie qui est susceptible de causer la mort en moins de six mois.
  • L’application et les évaluations seraient examinées par un comité de détermination de l’admissibilité qui décide si la personne est un résident adulte compétent de la province qui a une condition médicale grave et irrémédiable qui provoque la souffrance durable qui est intolérable pour l’individu dans les circonstances de son état.
  • Si le comité d’admissibilité détermine que la personne est admissible, le dossier est remis à un juge qui décidera:
    • Si la personne est vulnérable;
    • Si la demande est volontaire;
    • Si la personne a donné son consentement éclairé;
    • Si la mort de la personne va infliger des souffrances indues sur d’autre personne (s);
    • Si nous permettons le suicide assistée seront nous susceptible de:
      • subvertir la politique public de la prévention du suicide;
      • violer la charte de droit à la vie ou des dispositions contre la discrimination sur la base de l’âge, de la race, du sexe, du handicap ou d’autre statut protégé;
      • Envoyer le message que la vie des personnes en situation de handicap a moins de valeur que ceux des personnes non handicapées;
    • Le suicide assisté serait surveillé par un technicien spécialement formé. La personne aurait le choix d’avaler des pilules ou un liquide, ou de déclencher une injection IV. Le technicien mettrait en place l’intraveineuse et superviserait le processus, y compris l’administration d’un antidote si la personne change son avis.
    • La cause du décès figurant sur le certificat de décès serait «suicide assisté». De plus, une autopsie serait effectuée dans tous les cas de suicide assisté afin de vérifier le diagnostic. Les informations seraient ajoutés au dossier de la personne
    • Une Commission de l’aide au suicide serait créée pour:
      • Surveiller tous les aspects du programme.
      • Recueillir, conserver et étudier les données et produire des rapports statistiques annuels.
      • Étudier et rapporter les progrès, les forces et les faiblesses du programme.
      • Mener des études au hasard pour détecter les pratiques de fin de vie illégale.
    • Soyons sur, beaucoup ou toutes nos recommandations seront rejetés par le comité. Cependant nous estimons qu’il est urgent de mettre ces idées devant le groupe, pour fournir un équilibre aux propositions maigres des défenseurs du suicide assisté.