Introduction

Archive des webémissions: Mise à jour du groupe d’experts fédéraux

Cette semaine, nous discutons des modifications apportées au groupe d’experts fédéral.

Archive des webémissions: Mise à jour du groupe d’experts fédéraux

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • Le mandat du groupe d’experts fédéral est prolongé et modifié
  • Dans le plan de soins palliatifs , le ministre de la Santé du Québec attaque la gestion des soins palliatifs
  • Une vidéo de l’Économiste favorise l’euthanasie pour prévenir le suicide

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

LE MANDAT DU GROUPE D’EXPERTS FÉDÉRAL EST PROLONGÉ ET MODIFIÉ

  • Le 14 novembre, les ministres fédéraux de la Justice et de la Santé ont annoncé qu’ils prolongeaient la date limite pour le rapport de la commission fédérale sur l’aide médicale à mourir, du 15 novembre au 15 décembre.
  • La ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould et la ministre de la Santé Jane Philpot ont également annoncé qu’elles allaient changer le mandat de la commission. Au lieu de faire des recommandations pour la législation, le comité va simplement faire son rapport sur les résultats de la consultation nationale sur l’aide médicale à mourir.
  • Ce sont de mauvaises nouvelles, car le comité provincial, qui va produire son rapport d’ici la fin de novembre, va certainement proposer des mesures législatives pour adoption au parlement.
  • La commission fédérale, qui comprend une personne handicapée et un spécialiste des soins palliatifs, serait plus susceptible de présenter des mesures orientées vers des garanties solides et limitant la discrimination contre les personnes en situation de vulnérabilité.  Sans le mandat, même si le comité fait des propositions législatives, ces idées risquent de ne pas être acceptées.
  • Nous nous demandons pourquoi le gouvernement Trudeau a pris cette mesure. Le gouvernement va-t-il demander à la Cour suprême une extension de la date limite du 6 février 2016 pour adopter une loi?  Si oui, comment le gouvernement va-t-il transformer les observations de la commission fédérale en un projet de loi?
  • Ce sont des questions que tout le ceux qui sont préoccupé par le suicide assisté et l’euthanasie doivent poser à leur député. Pour communiquer avec votre député, allez au site web du parlement à parl.gc.ca, choisissez votre langue, et sélectionnez l’onglet «Sénateurs et députés» pour savoir comment contacter votre député.

DANS LE PLAN DE SOINS PALLIATIFS , LE MINISTRE DE LA SANTÉ DU QUÉBEC ATTAQUE LA GESTION DES SOINS PALLIATIFS

  • Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a qualifié le système de soins palliatifs du Québec de «dysfonctionnel» lorsqu’il a dévoilé un plan de cinq ans pour améliorer les soins palliatifs et de « fin de vie ».
  • Bien que le ministre Barrette a dit que la qualité du service n’était pas en cause, il déclare qu’il faut de  « l’uniformisation » dans la façon dont les services sont offerts.
  • Le plan quinquennal étendrait « les soins de fin de vie » (euthanasie) aux enfants et aux adolescents. Il propose également d’offrir un accès « équitable », mais pas universel, aux soins palliatifs, et de fournir ces services à la maison autant que possible.
  • Les sept priorités sont :
    • S’assurer de l’application des dispositions relatives à la Loi sur l’euthanasie dans le délai exigé
    • Assurer l’équité dans l’accès aux services de soins palliatifs et de l’euthanasie
    • Assurer la continuité et la fluidité des continuums de services offerts par les différents intervenants et partenaires associées aux soins palliatifs et d’euthanasie.
    • Faciliter le maintien dans son milieu de vie de la personne en soins palliatifs et d’euthanasie
    • Assurer aux enfants et aux adolescents l’accès à des soins palliatifs et d’euthanasie de qualité
    • Reconnaitre et soutenir les proches aidants
    • Assurer la qualité des services offerts à la personne et à ses proches.
  • Quelques observateurs estimaient que ce fut une attaque voilée contre les administrateurs de soins palliatifs qui ont refusé d’administrer l’euthanasie, en dépit d’une disposition de la loi qui permet aux maisons des soins palliatifs de choisir si oui ou non ils fourniront l’euthanasie.

UNE VIDÉO SUR LE SITE DE L’ÉCONOMISTE : FAVORISE L’EUTHANASIE POUR PRÉVENIR LE SUICIDE!!!

  • La semaine dernière, le magazine l’Économiste a affiché sur son site web un documentaire de 20 minutes à propos de l’euthanasie pour des raisons non médicales.  La vidéo est axée sur Emily, une femme belge de 24 ans qui a reçu l’autorisation pour une euthanasie malgré l’absence de maladie en phase terminale, ou aucune douleur physique.
  • La vidéo l’a suivit à travers les dernières semaines de préparation pour la procédure, une entrevue avec un thérapeute, sa mère, et ses amis.
  • Emily a déclaré qu’elle n’avait trouvé aucun soulagement de sa dépression et d’un sentiment d’inutilité qu’elle a ressenti depuis qu’elle avait 12 ans, malgré les médicaments et la thérapie.
  • Son thérapeute a convenu avec Emily qu’elle avait un droit à l’euthanasie. Le documentaire l’a montré parlant avec sa mère, et ses deux amis les plus proches, elles ont toutes espéré qu’elle allait changer sa décision.
  • En fin de compte, Emily ne passe pas à l’acte.  Elle dit que si l’euthanasie n’avait pas été pas disponible, elle se serait suicidé.  Le cinéaste fait l’écho des déclarations des partisans pro-euthanasie qui croient que lorsque les gens ont le choix de mourir, ils ont plus de contrôle, et sont donc libres de profiter de leur vie.
  • Il n’y avait qu’une courte entrevue avec un opposant à l’euthanasie, et certains des arguments contre la pratique ont été présentés afin d’être contredits par les personnes interviewées dans le film.
  • Ce film a mal servi le publique en ce sens qu’il n’a pas examiné les demandes d’euthanasie en tant que comportements suicidaires. Le cinéaste n’a pas tenu responsable la thérapeute qui a « renoncé » à un client dont les symptômes semblaient insolubles. Et le cinéaste a appliqué un raisonnement erroné et tiré des conclusions trompeuses sur la raison du pourquoi Emily a demandé l’euthanasie, puis annulé sa demande.