Introduction

Archive des webémissions: La présentation devant le panel d’experts provincial

Aujourd’hui, Amy récapitule sa présentation devant le comité provincial.

Archive des webémissions: La présentation devant le panel d’experts provincial

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Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent de la présentation d’Amy devant le comité provincial sur « l’aide médicale à mourir ».

LA PRÉSENTATION DEVANT LE PANEL D’EXPERTS PROVINCIAL

  • En août, la province de l’Ontario a créé un comité d’experts représentant les provinces (sauf le Québec) pour étudier la question de l’aide médicale à mourir, afin de répondre au jugement dans l’affaire Carter.
  • Bien qu’une commission fédérale similaire a dû suspendre ses travaux pendant l’élection, le groupe provincial lui a continué à étudier la question, et il tient maintenant des réunions avec les parties prenantes.
  • Ils ont l’intention de produire leur rapport d’ici la fin de novembre, 2015.
  • Hier, Amy Hasbrouck, Directrice de Toujours Vivant-Not Dead Yet a assisté à une séance de ce comité à Toronto.  Nous avons parlé au nom du Conseil des Canadiens avec déficiences, en collaboration avec James Hicks, directeur général du CCD.
  • Les représentants du CCD ont été accompagnée par Michael Bach, directeur de l’Association canadienne pour l’intégration communautaire (ACIC) et de David Baker du cabinet Baker Law, qui a représenté le CCD et l’ACIC dans l’affaire Carter.
  • D’autres groupes ont fait aussi des présentations à cette réunion incluant la Société canadienne du cancer, l’Association canadienne des individus retraités, et Mourir dans la dignité.
  • Chaque groupe avait cinq minutes pour faire une présentation, suivie de questions du comité aux représentants des groupes menant à un échange plus ouvert d’idées.
  • Le CCD et l’ACIC ont concentré leur présentation sur l’importance de définir qui devraient être exemptées de l’aide au suicide parce qu’ils sont vulnérables donc, susceptibles d’être incités à se suicider.
  • Le CCD dit que des termes comme « problèmes de santé grave et irrémédiable » sont extrêmement vague et général, et pourraient inclure pratiquement toutes personnes ayant une incapacité.
  • L’ACIC dit qu’au lieu de penser aux « personnes vulnérables » en tant que groupe, chaque personne doit être évaluée pour décider qui est vulnérable compte tenu de leurs situation actuelle.
  • Me. David Baker a ajouté que l’admissibilité et la vulnérabilité devraient être décidé non pas par un seul, voire deux médecins, mais par un conseil ou un juge de droit administratif, de la même manière que le consentement et la capacité sont déterminés en Ontario.
  • Le panel semblait s’intéresser à la question de la vulnérabilité. Au nom de TVNDY, je parlais des facteurs externes qui rendent les gens vulnérables, comme le manque de supports, la perte de statut, et les croyances que la qualité de vie des personnes en situation de handicap est inférieure à celle des personnes non handicapées. Quand les amis, la famille et les professionnels expriment ces idées, les gens atteints d’une incapacité les acceptent, et cela peut équivaloir à une pression et à la contrainte de renoncer à la vie.
  • On a également discuté du rôle essentiel des soins palliatifs et du soutien communautaire. Nous avons souligné que ces services à domicile sont moins chers à long terme que l’institutionalisation.  Car le Canada est signataire de la Convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, il est donc obligé de fournir les services dans la communauté.
  • Dans l’ensemble, la réunion a été cordiale, et un esprit de compromis a prévalu qu’il soit réelle ou non. Nous attendons le rapport du comité à la fin de novembre.