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Archive des webémissions: Les statistiques d’euthanasie au Québec

Aujourd'hui, nous examinons les statistiques sur les décès par euthanasie en 2016 au Québec.

Archive des webémissions: Les statistiques d’euthanasie au Québec

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • 461 personnes ont été euthanasié au Québec en 2016

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

461 PERSONNES ONT ÉTÉ EUTHANASIÉ AU QUÉBEC EN 2016.

  • Entre décembre 2015 et décembre 2016, 461 personnes ont été euthanasiées au Québec. Le nombre total de demandes pendant cette période était de 721.
  • Au cours de la deuxième moitié de l’année, le nombre de demandes et d’euthanasies réalisées a augmenté considérablement. Le nombre de demandes a augmenté de 85% à 468, et le nombre de personnes qui ont été euthanasiées est passé de 166 dans la première moitié de l’année, à 295 dans la seconde moitié.
  • De nombreuses institutions ont signalé une augmentation de 200% soit plus de demandes d’euthanasie au cours de la deuxième moitié de l’année.
  • Cela constitue un écart majeur par rapport à ce que l’euthanasie aurait du être, une mesure «exceptionnelle pour les cas exceptionnels » exprimés par les partisans lors de l’adoption de la loi.
  • L’une des statistiques les plus troublantes du rapport de Radio-Canada publié mercredi était la gamme d’acceptation des demandes d’euthanasie dans toute la province. Le Centre des services intégrés de santé et de services sociaux de l’Estrie a accepté 84% des demandes, tandis que le Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux de l’Ouest de l’ile de Montréal n’a accordé que 28,6% des demandes.  C’est un très grand écart.
  • Des recherches devront être faites pour déterminer pourquoi les taux d’acceptation varient si largement d’un établissement à l’autre, mais il reste à voir si cette recherche sera faite.
  • Pas surprenant, le Dr Alain Naud, partisan de l’euthanasie, croit que l’augmentation de la demande signifie que le programme répond à un besoin. Cependant Mélanie Vachon, du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie de l’Université du Québec à Montréal, estime que cette augmentation est un échec des volontés initiales de la loi.
  • Beaucoup de raisons ont été suggérées pour les chiffres élevé, mais Mélanie Vachon et le Dr Alain Naud ont été cités en disant que le manque d’accès à des soins palliatifs efficaces peut jouer un rôle.