Introduction

Archive des webémissions: Après Carter – les prochaines étapes

Aujourd'hui, nous discutons des choix que le Parlement pourrait faire suite à la décision Carter.

Archive des webémissions: Après Carter – les prochaines étapes

Dans cet épisode de l’Euthanasie et l’incapacité, Amy Hasbrouck et Christian Debray discutent:

  • Après Carter: les prochaines étapes
  • Une collecte d’histoires

Veuillez noter que ceci n’est qu’un script et notre webémission inclut des commentaires additionnels.

LES OPTIONS SUIVANT LA DÉCISION CARTER

  • La cour Suprême a donné un an avant que les alinéas du code criminels qui interdisent le suicide assisté soient invalidés.
  • Il y a plusieurs choses qui pourraient se passer dans un avenir proche.
    • Le parlement pourrait ne rien faire, ce qui mènerait à une situation ou les suicides assistés sont fait sans aucune restrictions ni règlementation.
    • Le parlement pourrait adopter un projet de loi pour règlementer la pratique du suicide assisté (et/ou de l’euthanasie);
    • Le parlement pourrait demander une prolongation, pour permettre d’étudier la meilleure façon de gérer le suicide assisté et l’euthanasie, ou
    • Le parlement pourrait invoquer la clause dérogatoire (l’article 33) de la constitution du Canada
  • Le parlement ne fait rien :
    • Nous sommes dans un année électorale. Le vote aura lieu le 19 octobre 2015.  Ceci laisse quatre mois avant la fin de cette séance du parlement, et deux mois après l’élection du nouveau gouvernement pour adopter un projet de loi pour régler la mort médicalisé.
    • Malgré qu’il y un projet de loi déjà sur les feuilletons de la chambre de communes et du sénat, il n’y a ni travaux ni audience effectué relativement à ces projets de loi jusqu’à présent.
    • Sans des règlements et limites, n’importe qui pourrait obtenir de « l’aide médical à mourir ». Au moins, cela créerait un système plus égalitaire.
  • Le parlement adopte un projet de loi
    • le parlement pourrait considérer les projets de loi déposés par Steven Fletcher, car ils sont déjà disponible.
    • Pourtant, il ne reste pas assez de temps dans la séance de ce printemps pour faire une étude détaillé, faire des audiences, et des amendements sur le projet de loi, surtout sur une question aussi grave que le suicide assisté et l’euthanasie.
    • Nous avons déjà parlé des problèmes avec les projets de loi déposés par Steven Fletcher dans nos discussions en ligne (veuillez écouter nos discussions du 28 mars 2014 et du 5 décembre, 2014). Disons que les protections sont insuffisantes pour assurer que des personnes en situation de handicap ne subissent pas des pressions pour choisir le suicide assisté ou l’euthanasie.
  • Le parlement demande un prolongation de l’échéance
    • Malgré ce qu’a dit les demandeurs dans l’affaire Carter, le parlement s’est déjà bel et bien prononcer sur la question du suicide assisté. En 2010, un projet de loi pour légaliser cette pratique a été vaincu par 228 contre 59.
    • Ceci suit le scénario qui c’est passé plus de 140 fois aux états unis, lorsqu’un projet de loi est déposé avec beaucoup d’enthousiasme dans une assemblée, les députés apprennent des personnes en situation de handicap que c’est une politique discriminatoire et injuste, et le projet de loi est vaincu. Jusqu’à ce que le score soit de 140 contre et 3 pour le SA/E.
    • Si le parlement prenait le temps pour bien considérer ces projets, il pourrait peut-être répondre à des questions qui sont soulevées par la décision, comme :
      • Comment pouvons-nous concilier le suicide assisté et l’euthanasie (SA / E) avec l’objectif de la politique publique de la prévention du suicide?
      • Comment pouvons-nous prévenir les circonstances qui conduisent à des demandes de SA / E?
      • Comment pouvons-nous détecter et éliminer l’évaluation négative de la qualité de vie avec une déficience dans la politique et les pratiques liées au SA / E?
      • Comment pouvons nous nous assurer que les personnes sont vraiment compétentes et prennent une décision libre et éclairé?
    • La Clause dérogatoire
      • Cette section permet au Parlement de déclarer qu’une loi s’applique indépendamment de toute violation de la Charte des droits et libertés.
      • L’application peut durée un maximum de cinq ans.
      • Dans ce cas, les dispositions du Code criminel qui interdisent l’aide au suicide resteraient en vigueur en dépit de la conclusion de la cour que les dispositions ont violé les droits des demandeurs en vertu des articles 1 et 7 de la Charte.
      • Tout ça pour dire que l’article 33 annulerait l’effet de la décision Carter pour un temps limité. Le parlement devrait revoter la clause dérogatoire chaque 5 ans.
      • Cependant, le gouvernement Harper ™ a déjà dit qu’il ne va pas invoquer la clause dérogatoire. Pendant que tous les médias et les sondages disent que les canadiens veulent le suicide assisté (les sondages qui tirent les mauvaises données et conclusions) le gouvernement croit probablement qu’il serait un suicide politique d’agir contre la décision de la Cour suprême.
    • Les discussion sur les stratégies et les réponses continue. Si vous avez des idées, veuillez me rejoindre.

COLLECTE D’HISTOIRES

  • Les gens qui promeuvent le suicide assisté et l’euthanasie ont beaucoup de portes paroles qui racontent des histoires très touchantes sur leur expérience personnelle.
  • Mais nous, les personnes en situation de handicap, n’utilisons pas nos histoires personnelles de discrimination dans les hôpitaux et les établissements pour les contrer.
  • Sans ces histoires, le public et les politiciens nous pensent des alarmistes, que nous exagèrons les problèmes. Personne ne veut entendre ce qui se passe à huit close des établissements, mais pour arrêter les abus, on doit montrer le bilan des dommages humains.
  • Il y a plusieurs raison qu’une personne ne veuille pas raconter son histoire :
    • On ne veut pas dire quelque chose de négatif à propos d’un établissement où on vit ou d’un hôpital losqu’on va probablement y retourner, par crainte de représailles;
    • L’expérience est tellement traumatisante que c’est difficile à partager;
    • On se sent seul, comme si on était la seule personne qui avais été maltraité, ou comme si on avait fait quelque chose pour le mériter (ce n’est pas vrai!);
  • Nous sommes compatissant, et nous avons quelques idées pour cacher vos identités (le visage, la voix) et vous donner du soutien personnel si vous voulez nous raconter votre histoire.
  • Depuis la décision dans le cas Carter, nous avons reçu des appels de gens qui ne croyaient pas que le suicide assisté et l’euthanasie pourrait se réaliser. Il y a des personnes qui ne pensaient pas à ce que nous disons depuis toujours (qu’il n’y a pas de choix de mourir tant qu’il n’y a pas de choix d’une bonne qualité de vie) mais maintenant, ils commencent à se rendre compte.
  • Ça fait un an depuis la dernière fois que TVNDY a fait un appelle pour des histoires, mais pour prévenir les pire séquelles de cette décision néfaste, nous avons un besoin urgent de ces contributions.
  • Nous cherchons plusieurs sortes d’histoires:
    • Quelqu’un vous a dit que vous seriez mieux mort que vivant.
    • Que vous avez survécu plus longtemps qu’un pronostic;
    • Vous vous sentiez coincé dans un établissement ou CHSLD et vous ne voyez pas d’autre choix que de mourir.
    • Vous étiez isolé à la maison et vous manquiez d’aide avec les tâches quotidienne. Ou quand vous ne pouviez pas sortir pour manque d’accessibilité.
    • Vous étiez négligé ou mal traité chez vous ou dans un établissement, et vous sentiez quelquefois que vous voudriez mourir;
    • Vous avez de la douleur et on ne vous a pas donné de médicamentation suffisante pour la contrôler;
    • On vous étiez offert l’euthanasie ou le suicide assisté par un parent, un ami, un professionnel médical, ou autre personne.
    • Vous sentiez quelquefois que vous voudriez mourir, mais vous n’avez pas pu trouver de l’aide pour améliorer votre situation.
    • Une thérapeute a dit que vos problèmes sont causé par votre incapacité.
    • Vous avez reçu des soins médicaux lents ou apathiques qui semblait relié à votre incapacité
    • Un professionnel médical à mis un ordre de « ne pas réanimer » sur votre charte sans votre permission ou contre votre gré.
    • Quelqu’un vous à encouragé ou mit de la pression pour signer un ordre de « ne pas réanimer »
  • Vous pouvez faire votre vidéo en forme de discours ou en forme de question-réponse.
  • Si vous ne pouvez pas faire un vidéo vous-même, ou vous avez des questions, envoyez-moi un courriel, et nous pourrons venir faire la vidéo sur place et répondre à vos questions.
  • Nous allons faire un exemple d’un vidéo question-réponse.
  1. Que pouvez-vous me dire à propos de vous?
    1. Votre nom
    2. Où habitez vous
    3. Quelle est votre expérience avec l’incapacité ou une maladie chronique?
  2. Quelle est votre opinion sur le suicide assisté et l’euthanasie? Comment-est-ce que vous êtes arrivé à cet opinion?
  3. Pouvez-vous nous raconter un incident lorsqu’un professionnel médical (médecin, infermière, travailleur sociale, etc.) vous à encouragé à signer un ordre de « ne pas réanimer », ou vous a encouragé à refuser ou terminer un traitement médical?
  4. Pouvez-vous décrire un incident lorsqu’une membre de la famille vous a suggéré ou encouragé à refuser ou terminer un traitement médical, ou vous suicider?
  5. Avez-vous déjà été déprimé ou pensé au suicide?
  6. Si oui, avez-vous agi sur ces sentiments
  7. Comment avez-vous surmonter ces sentiments pour être toujours vivant.
  8. Que pensez-vous que les personnes devraient savoir sur le suicide assisté et l’euthanasie?
  9. Qu’est-ce qui doit se passer pour que les personnes ne demandent pas le suicide assisté et l’euthanasie?
  10. Pourquoi pensez-vous que c’est important de parler du suicide assisté et de l’euthanasie?
  11. Que pensez vous que nous devrons faire pour informer le public et les personnes en situation de handicap au sujet du suicide assisté et de l’euthanasie?
  12. Avez-vous d’autres commentaires à ajouter?