Foire aux questions

Ne faisons-nous pas endurer de terribles douleurs et de la souffrance si nous ne permettons pas aux médecins de les aider à se suicider?

  • Bien que la douleur est souvent donnée comme raison principale pour permettre le suicide assisté, la douleur est rarement un facteur important quand les gens demandent à mourir. Seulement 22% des personnes qui demandent de l’aide au suicide dans l’Oregon donnent «la douleur ou la peur de la douleur» comme raison de leur désir de mourir. En fait, la douleur physique peut presque toujours être contrôlée.
  • Quand on parle de «souffrance», ils signifient parfois la douleur émotionnelle qui vient avec une perte importante dans la vie, comme la perte de la capacité de marcher, ou de la perte d’un conjoint ou d’un enfant. Avec des encouragements et du soutien, il est possible de passer à travers ce deuil et accéder à des sentiments de paix et d’acceptation.
  • Un autre type de «souffrance» a à voir avec devenir invalide. En Oregon, les raisons que donnent le plus souvent les gens pour demander le suicide assisté comprennent: la perte de la capacité de faire des activités préférées (87%), de devenir dépendant (90%), de se sentir comme un fardeau (38%) ou la peur de perdre leur dignité parce ont a besoin d’aide pour les soins personnels (84%). Pourtant, avec un accès architectural et la consommation des services à domicile contrôlés par les personnes handicapées, elles peuvent rester actives, intégrées et en contrôle de leur vie.
  • Les militants pour des droits des personnes handicapées craignent que ces raisons liées au handicap soient devenues largement acceptées comme suffisamment bonnes pour permettre le suicide assisté.

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Qu’est-ce que le handicap a à voir avec ça? Le suicide assisté n’est-il pas seulement pour les personnes qui sont en phase terminale?

  • Pratiquement toutes les personnes avec une «maladie terminale» (six mois ou moins à vivre) ont des handicaps.
  • Dans tous les lieux où le suicide assisté est censé être réservé aux personnes qui sont des «malades en phase terminale», des gens qui ne sont pas «en phase terminale» sont systématiquement aidés à mourir.
  • Il est très difficile de prédire combien de temps une personne va vivre, et les médecins font parfois des diagnostics erronés. Nous connaissons tous quelqu’un qui a « battu les probabilités » et a vécu beaucoup plus longtemps que prévu par les médecins. En fait, les rapports de l’Oregon sur la santé publique de la loi «morte dans la dignité » montrent que, pendant chaque année depuis le début du programme, des gens ont survécu aux delà du maximum de six mois.
  • Dans la plupart des lois d’assistance au suicide, les personnes souffrant de maladies chroniques et d’invalidité sont également admissibles à l’aide au suicide.
  • Dans les endroits où le suicide assisté est légal, les normes pour les personnes admissibles ont connu une expansion  de plus en plus relâchée. Par exemple, aux Pays-Bas, les gens qui sont vieux ou simplement «fatigués de la vie» peuvent avoir une unité mobile d’euthanasie à leur domicile. Et récemment, en Belgique, deux hommes sourds ont reçu l’euthanasie parce qu’ils ont perdu la vue, et pense que d’être sourd et aveugle ne serait pas pire que la mort.
  • Les personnes handicapées sont dans une catégorie à « haut risque » parce que des problèmes mineurs peuvent souvent mettre leur vie en danger. À l’hôpital, les personnes handicapées sont souvent harcelées pour signer un ordre de «Ne pas réanimer» ou encouragées à refuser du  traitement.
  • Presque toutes les questions de soins de fin de vie, tels que l’accès aux soins de santé et de soulagement de la douleur, les soins personnels à domicile, l’entraide et le soutien de la famille ont été un enjeu pour les questions des droits des handicapés depuis des décennies.

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Si c’est seulement les gens qui demandent l’aide au suicide et répondent aux critères qui seront admissibles au suicide assisté, où est le danger?

  • Les données provenant des endroits où le suicide assisté et l’euthanasie sont permis montrent que les personnes qui ne sont pas admissibles sont souvent tuées de toute façon. Les exemples les plus récents en Belgique comprennent Eddy et Mark Verbessen, 45 ans, jumeaux sourds qui ont demandé l’euthanasie parce que leur vision dégénérait, et une femme qui a été euthanasiée après avoir été agressée sexuellement par le psychiatre qui la soignait pour anorexie.  Dans l’Oregon, les rapports annuels montrent que, chaque année, au moins une personne survit à plus des six mois maximum avec une «maladie terminale».
  • Un autre danger est de ne pas utiliser la même norme pour évaluer une demande de suicide par une personne handicapée comparée à une personne non handicapée. Les préjugés sur la qualité de vie des personnes avec une invalidité peuvent façonner les interventions du personnel médical et du grand public dans leurs manières de parler de ces questions et à répondre à une personne handicapée qui veut se tuer. Les gens supposent que les personnes handicapées ont « besoin d’aide » pour se suicider. Ils supposent que la vie avec un handicap est pire que la mort. Ils supposent que la présence d’un handicap signifie une vie sans bonheur, amour ou satisfaction et que la douleur et la souffrance sont constantes.
  • Enfin, le danger vient de ne pas reconnaître les effets de la discrimination, qui limite des choix des personnes handicapées sur le lieu et la façon dont ils vivent, le type d’assistance personnelle et des soins de santé qu’ils reçoivent ainsi que le l’accès au lieu de travail ou les moyens de se déplacer.  En refusant de reconnaître et de corriger cette discrimination, la société crée les conditions de vie misérables qui poussent les gens handicapés à vouloir se suicider.

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N’y a-t-il pas des garanties en place?

De nombreuses mesures ont été proposées et essayées. En général, il n’y a pas assez de contrôle avant que la personne ne meurt, et presque pas de surveillance après que la personne soit morte. Les garanties typiques incluent:

1.    Demandes volontaires. Les demandes de suicide assisté sont censées être libres de toute pression.

  • •La discrimination et les obstacles, plutôt que le handicap de la personne, peuvent créer les conditions qui permettent à quelqu’un de faire une demande parce qu’il n’a pas les services et le soutien nécessaires pour être un membre intégré et productif de sa communauté.
  • La personne peut subir des pressions en raison de difficultés économiques ou de stress familial.
  • Les commentaires de la famille, des amis ou du personnel médical peuvent conduire quelqu’un à se sentir comme un fardeau, se sentir comme s’il avait moins de valeur à cause de sa maladie ou de son handicap, ou qu’il serait « mieux mort ».
  • Les différends autour d’une succession peuvent conduire à ce que des membres de la famille exercent une pression directe ou indirecte sur quelqu’un pour qu’il choisisse la mort.
  • Les personnes handicapées et les personnes âgées subissent des taux très élevés de violence à la maison et dans les institutions.
  • L’abus d’influence et à la coercition se produisent généralement à huis clos et sont difficiles à détecter. La plupart des gens sont trop gênés pour signaler la violence ou l’agresseur est le responsable unique des soins, enfin le signalement de l’abus risquerait de le faire mettre dans une maison de soins prolongés.

2.    Le suicide assisté n’est censé être disponible que pour des adultes compétents.

  • Beaucoup de personnes qui demandent à mourir souffrent de dépression ou d’autres problèmes de santé mentale qui interfèrent avec leur capacité à faire des choix clairs. Lorsque ces conditions sont traitées, les gens changent souvent d’avis et veulent vivre.
  • De nombreuses affections invalidantes causent des problèmes cognitifs qui font qu’il est impossible pour une personne de faire un choix éclairé.
  • Les sentiments suicidaires sont considérés comme une preuve juridique qu’une personne non handicapée est «un danger pour lui-même», et elle peut être contrainte à des soins dans un hôpital psychiatrique. Cette norme ne semble pas être utilisée avec les personnes handicapées qui demandent à mourir. Cela crée une autre forme de discrimination.
  • Décider si quelqu’un est compétent n’est pas la même chose que savoir s’il est déprimé et de le traiter comme tel. Beaucoup de gens souffrant de dépression ne semblent pas déprimés aux vues de quelqu’un qui n’a pas d’expérience dans le traitement de la dépression.
  • La norme de compétence, qui juge et décide quels sont les critères, varie d’un endroit à un autre. Le processus et les normes peuvent ne pas refléter la gravité de la décision de vie ou de mort que la personne fait.
  • La plupart des programmes d’aide au suicide et l’euthanasie ne nécessitent pas un examen par un professionnel en santé mentale pour détecter et traiter la dépression ou d’autres causes de sentiments suicidaires.
  • Certains endroits permettent aux adolescents l’accès au suicide assisté et à l’euthanasie et les parents peuvent l’autoriser au nom de leurs enfants

3.    La personne est censée fournir un consentement éclairé écrit.

  • Les informations sur le pronostic et les options données par les médecins sont souvent biaisées par des raisons de préjugés sur la qualité de la vie avec un handicap.
  • Fournir des informations sur les alternatives à l’assistance au suicide ou à euthanasies n’est pas la même chose que de s’assurer que la personne reçoive les services nécessaires pour rendre ces options réalisables.
  • Peu de lois obligent les médecins à informer la personne des soins à domicile pour aider aux activités de la vie quotidienne comme si habiller, se laver, les transferts et utiliser la toilette.
  • L’information est rarement disponible en formats accessibles ou par des interprètes impartiales.
  • Aucune loi n’exige que la personne qui sollicite la mort parle à des gens qui vivent heureux avec ce handicap.

4.    Le suicide assisté doit être prescrit par un médecin

  • Il n’est pas obligatoire que la personne ait une relation à long terme avec le médecin.
  • Si le médecin dit «non», la personne ou sa famille peut chercher un autre médecin jusqu’à ce qu’ils trouvent celui qui dira «oui». C’est ce qu’on appelle « magasiner un médecin ».
  • Les médecins de famille ne sont pas formés pour détecter une maladie mentale ou des problèmes cognitifs qui pourraient interférer avec un choix clair et éclairer.
  • Les médecins ne connaissent pas assez la situation de vie de la personne ou ne sont pas en mesure de détecter les abus.
  • Les médecins ne savent généralement pas beaucoup sur les soutiens et services communautaires qui peuvent aider les gens à vivre de façon autonome, ou même sur les soins palliatifs.
  • Les médecins font face à des pressions pour réduire les coûts.

5.    La demande de suicide assisté doit être approuvée par un deuxième médecin.

  • Quand un médecin demande à un autre médecin un second avis, il demandera souvent à quelqu’un qu’il sait en accord avec lui.
  • La seconde opinion est fondée uniquement sur une courte visite et les notes du premier médecin. Ce n’est pas assez d’informations pour porter un jugement de vie ou mort.
  • Le deuxième médecin n’est probablement pas non plus formé pour détecter une maladie mentale ou de l’abus.

6.    L’évaluation psychologique

  • Celles-ci ne sont habituellement pas requises.
  • Les travailleurs en santé mentale ont les mêmes préjugés sur la vie avec un handicap que les médecins.
  • L’opinion est uniquement fondée sur une courte visite et les notes et les avis du médecin traitant. Le psychologue ou un psychiatre n’a pas assez d’information pour prendre une décision claire et complète.
  • Les professionnels de la santé mentale ne sont généralement pas au courant des services de soutiens et des services communautaires qui peuvent aider les gens à vivre de façon autonome.
  • En Oregon, les médecins demandent rarement une consultation psychologique (seulement 3% en 2008 et une seule fois en 2011) pour vérifier les problèmes de santé mentale qui pourraient causer des sentiments suicidaires. Ils ne consultent pas non plus un travailleur social qui pourrait aider à mettre en place des services à domicile ou communautaires ou des conseils par des pairs mis en place pour faire face à ces sentiments.

7.    Lorsque la méthode est une auto-administration …

  • Aucun témoin n’est nécessaire lorsque les médicaments sont pris. Il n’y a aucun moyen de s’assurer que c’est volontaire.
  • Si quelque chose va mal, il n’ya aucun moyen d’aider la personne.
  • Une dose mortelle de médicaments peut rester dans la maison pendant des semaines ou des mois.

8.    Lorsque la méthode est l’euthanasie

  • Médecins parfois laisse à d’autres employés, comme les infirmières ou un préposé, pour effectuer l’euthanasie, ou ces membres du personnel le prennent sur eux.
  • Les médecins sont formés pour guérir, pas pour tuer. Beaucoup de médecins ne veulent pas pratiquer l’euthanasie, et les gens qui veulent ce service devront aller voir un médecin qu’ils ne connaissent pas.
  • Si l’euthanasie est pratiquée par des médecins dans les hôpitaux, des gens peuvent ne pas vouloir aller à l’hôpital pour des soins, craignant qu’ils puissent être tués.

9.    Informer les membres de la famille.

  • Certaines lois exigent que les membres de la famille soient informés, d’autres pas.
  • Parfois, il est important d‘informer les membres de la famille, afin qu’ils puissent fournir un soutien ou aider la personne à éviter le suicide.
  • Parfois, cela peut poser des problèmes d’informer les membres de la famille, si la famille est une menace ou des agresseurs de la personne qui veut mourir. Il existe le risque de ce qui peut ressembler à un suicide assisté soit en fait un homicide.

10. La déclaration des suicides assistés / sanctions

  • Même lorsque la loi exige des médecins de déclarer l’aide au suicide ou l’euthanasie, ils ne le font pas toujours.
  • S’ils n’ont pas suivi la procédure correctement.
  • S’ils estiment que ce n’est pas un suicide assisté ou une euthanasie en vertu de la loi.
  • Si une erreur s’est produite.
  • Toutes autres raisons.
  • Il ya rarement des sanctions pour les médecins qui ne signalent pas l’aide au suicide ou l’euthanasie. Même quand il y en a, les médecins ne sont pas punis.
  • Le suicide assisté et l’euthanasie ne peut être répertoriée s’ils ne sont pas signalés.
  • Le suicide assisté et l’euthanasie ne peuvent pas être comptés comme des suicides s’ils ne sont pas signalés, comme en Oregon.
  • Souvent les médecins ne le signalent pas lorsque les infirmières ou autres personnels médicaux euthanasient une personne ou l’aide à se suicider.

11.  Enquêtes / poursuites

  • Les organismes gouvernementaux peuvent ne pas avoir le  pouvoir ou les fonds pour enquêter sur les problèmes ou les abus.
  • Les organismes ou associations professionnels qui travaillent en étroite collaboration avec les médecins peuvent avoir un conflit d’intérêts et ne pas vouloir enquêter.
  • Une fois qu’une personne est morte, il ya rarement quelqu’un qui viendra déclarer qu’il y avait un problème.
  • La norme de preuve sur l’agissement correct du médecin peut être très faible.

Le fait même que la société considère l’adoption de suicide assisté ou l’euthanasie signifie que la vie des personnes qui demandent à mourir est considérée comme moins importante que d’autres qui sont empêchés de se tuer.  Quand les gouvernements adoptent de telles lois, ils approuvent cette dévalorisation et la discrimination.

Les personnes avec ou sans handicap doivent être accordé le même genre de services de prévention du suicide.

Deux études (par le National Council on Disability aux états unis, et le Conseil des Canadiens avec déficiences) ont montré que les garanties nécessaires rendraient les procédures si lourdes que cela rendrait la loi inapplicable.

Il ya une ligne claire dans la loi maintenant, les gens ont le droit de refuser un traitement de survie, mais pas le droit d’exiger des mesures létales. Si vous retirez cette ligne claire, c’est beaucoup plus difficile d’arrêter et de revenir en arrière.

Les inégalités sociales et la discrimination contre les personnes handicapées rendent toutes les garanties inefficaces. La seule garantie réelle serait une véritable égalité qui n’existe pas encore et qui n’est pas susceptible de se produire bientôt.

Les gens qui sont les plus vulnérables en vertu de ces lois, les aînés et les personnes handicapées, subissent des taux beaucoup plus élevés d’agression que le grand public. Cette loi permettrait à la famille ou à des amis (y compris les héritiers) de mettre de la pression, par astuce ou même de forcer quelqu’un à accepter le suicide assisté. Les parties intéressées peuvent aider à faire la demande d’aide au suicide, arranger le témoignage de la signature du formulaire, prendre possession de la prescription et administrer la dose létale.

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Les gouvernements qui ont légalisé le suicide assisté n’ont pas de problèmes. Pourquoi ne pas seulement suivre ces modèles?

  • Une cour d’appel irlandaise n’était pas d’accord. Dans une décision de janvier 2013, cette juridiction a examiné la même preuve que celle utilisée par le tribunal de la Colombie-Britannique dans l’affaire Carter, l’étude a trouvé qu’il existait des preuves que les personnes âgées et les personnes handicapées sont à risque d’abus en vertu des lois sur euthanasie et le suicide assisté.
  • Le journal de l’association médicale canadienne (JAMC) a publié un article le 15 juin 2010 (JAMC Juin 15, 2010, vol. N ° 182 9. 895-901). Il a examiné médicalement la mort assistée en vertu de la loi sur l’euthanasie en Belgique, une étude basée sur la population. Les résultats sont les suivants:
    • Sur les 208 décès liés à la mort médicalement assistée, environ 66 étaient sans demande explicite.
    • Sur ces 66 décès, la décision n’a pas été discutée avec 77,9% de ces patients.
  • Dans d’autres pays où le suicide assisté et l’euthanasie sont légaux
    • Bien que les médecins sont censés rendre compte par écrit des ordonnances fatales ou de pratiquer l’euthanasie, il n’y a aucun moyen de s’assurer qu’ils le font. Les données sont fondées uniquement sur les personnes qui le signalent, on ne peut pas suivre les cas d’euthanasie qui ne sont pas déclarés.
    • Des problèmes ont été documentés dans les médias et par des études qui suivent les décès par cause.
  • Les données de l’Oregon et d’autres endroits qui prennent en charge le suicide assisté ne sont pas fiables parce que les faits sont cachés et déformés:
    • les décès par suicide assisté ne sont pas répertoriés comme des suicides, mais comme la raison de la maladie sous-jacente.
    • Il n’existe pas de données recueillies auprès de médecins qui refusent les demandes de suicide assisté (pourquoi ont-ils refusé, ce qui est arrivé à la personne par la suite).
    • Bien que les médecins soient censés rendre compte par écrit des prescriptions mortelles, il n’y a aucun moyen de s’assurer qu’ils le font.
    • Les médicaments ne sont pas suivis après que l’ordonnance est exécutée.
    • Après que les rapports statistiques annuels sont produits, la documentation est détruite, ce qui empêche une analyse plus approfondie.

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Est-ce que la légalisation et la réglementation du suicide assisté réduisent le nombre de morts injustifié?

Il n’existe aucune preuve pour montrer que ça s’est passé, ou se passera. Si nous avons appris quoi que ce soit, c’est que les abus continuent là ou le suicide assisté est légal. Nous avons également vu que les critères d’éligibilité sont appliqués d’une façon de plus en plus lâche, comme dans le cas de Marc et Eddy Verbessen en Belgique. C’est ce qu’on appelle une «pente glissante».

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Nous savons que le suicide assisté existe déjà. Si nous ne le réglementons pas, finirons-nous avec une «spécialité macabre» d’aide au suicide sans protection du tout?

La légalisation n’a pas empêché que cela se produise.

  • La majorité des décès dans l’Oregon sont «guidés» par des gens de Compassion & Choices, qui se réfèrent des gens aux médecins en fonction de leur volonté de prescrire des médicaments létaux et non pour leur relation avec un patient ou s’ils sont bons dans leur travail.
  • Le réseau Final Exit a fait face à des accusations criminelles dans les cas où le «guide de sortie» dit, tenir les mains des gens en bas les empêche de déchirer le sac de plastique recouvrant leur tête afin arrêter leurs «suicides assistés».
  • La clinique Dignitas en Suisse aidera à peu près n’importe qui, de n’importe où, pour se tuer, et le gouvernement néerlandais a l’intention de mettre en œuvre des unités mobiles pour l’euthanasie  avec des visites à domicile. Donc, que vous puissiez oui ou non obtenir des soins à domicile pour vous aider à vivre, vous pouvez certainement le faire pour mourir.

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Ces demandes de suicide ne résultent pas d’une maladie mentale. Il y a des gens entièrement éclairés, des personnes compétentes qui ne sont pas sous le contrôle d’une personne ou sous influence, qui font un choix rationnel pour éviter la douleur et d’affreuse souffrance.

  • Le concept de «suicide rationnel» est promu par un groupe très petit, mais bruyant, de chercheurs, mais n’a pas été accepté par aucune des principales associations de santé mentale. Sur les 27 articles scientifiques trouvés sur le thème du «suicide rationnel et l’American Psychological Association», 12 sont écrites par James Werth ou James Rogers à l’appui du « suicide rationnel ». Les sondages qui montrent du soutien pour le « suicide rationnel » révèlent beaucoup au sujet des préjugés sur le handicap parmi les professionnels en santé mentale.
  • Dans la dernière version du Manuel diagnostique et statistique (DSM V) publié par l’American Psychiatric Association en 2012, les critères pour évaluer la probabilité de suicide incluent si une personne a une maladie incapacitante comme une cause potentielle d’idées suicidaires.  Autrement dit, la présence d’une incapacité est une raison pour offrir des services de prévention du suicide.
  • Il y a des facteurs sociaux qui peuvent causer des sentiments suicidaires, tels que l’isolement, l’intimidation, la violence, la dévaluation par la société, l’institutionnalisation, les questions d’identité de la privation de la culture et d’utilisation de la langue, la toxicomanie et d’autres. Ceux-ci sont tous associés à la discrimination des personnes handicapées et d’autres groupes, tels que les autochtones, des personnes LGBT, les anciens combattants, et d’autres groups privés des droits.  En outre, les personnes handicapées et les personnes âgées sont soumises à des taux élevés d’abus et de violence domestique, un autre facteur qui contribue au suicide.
  • Enfin, des études faites au sujet des demandes pour le suicide assisté ont constaté que les raisons données sont les mêmes que ceux donnés par d’autres personnes suicidaires. En outre, les personnes qui demandent le suicide assisté sont susceptibles d’être influencées par les mêmes mesures de prévention du suicide qui sont efficaces pour les personnes suicidaires non handicapées.

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N’enlevons-nous pas l’autonomie et la dignité en ne permettant pas le suicide assisté?

  • Pour l’aide au suicide se produise, un tiers doit intervenir et prendre des mesures en votre nom. (La véritable autonomie signifierait le suicide par vous-même).
  • L’admissibilité à l’aide au suicide est déterminée par un tiers, conformément aux normes gouvernementales, c’est décidé par un médecin. C’est même une immixtion de plus.
  • Le diagnostic et le traitement de la maladie sous-jacente seront déterminés à la fois par un médecin, les temps d’attente, l’accès aux services, et les limites de ce que vous avez d’assurance. Il peut être influencé par de nombreux facteurs extérieurs.
  • Dans une société solidaire « l’autonomie » est une illusion. Nous sommes tous dépendants de l’infrastructure pour les services publics, les transports, les industries agricoles, de fabrication et d’expédition de la nourriture et d’autres nécessités, et d’un système de soins de santé et de prestations sociales pour notre santé et notre bien-être.

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N’y a-t-il pas des gens qui ne peuvent pas se suicider parce qu’ils sont physiquement incapables leur choix refusé par la criminalisation de l’acte d’assistance?

  • Toute personne est capable de se suicider. Si aucune autre option, ils peuvent refuser de manger ou de boire.
  • Le plus souvent, quand on demande à mourir, c’est un appel à l’aide. Nous devons aider les gens à vivre, pas mourir.

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Nous euthanasions nos animaux de compagnie, quelle est la différence?

Environ 4 millions d’animaux de compagnie sont euthanasiés chaque année, principalement en raison :

  • Ils sont abandonnés.
  • Ils ont des problèmes de personnalité ou de comportement.
  • Ils ont des conditions médicales coûteuses.
  • Les gens ne veulent plus s’occuper d’eux.
  • Ils sont vieux, incontinents ou inesthétiques.
  • Ils ont une maladie en phase terminale, ou pour aucune raison du tout.

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Le suicide assisté n’est-il pas une question personnelle?

  • La politique publique de prévention du suicide fait que cette question est politique.
  • Ceux qui essaient de changer la loi actuelle sur le suicide assisté l’amènent dans la sphère politique.
  • La question a déjà été débattue et décidée par le parlement, récemment en 2010.
  • En autorisant le suicide assisté, le Canada reviendrait à dire que certaines personnes sont moins dignes de prévention du suicide que d’autres.

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N’est-ce pas une question de choix?

En réalité, il ne peut y avoir aucune liberté de choix aussi longtemps que …

  • Les personnes n’ont pas accès à des soins palliatifs efficaces, les soins de santé sont retardés ou refusés en fonction de facteurs économiques ou d’accessibilité,
  • Les personnes qui ne disposent pas de services de soins à domicile sont contraintes à des institutions ou a compté sur la famille tant et si bien qu’ils se sentent comme un fardeau.
  • N’importe qui peut demander de l’aide au suicide, mais ce sont les normes du gouvernement et le jugement du médecin qui décident.
  • Les personnes handicapées sont confrontées à la discrimination et au manque de services et de soutiens pour vivre comme des égaux dans la communauté.

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Quelle est la différence entre le refus ou le retrait du traitement et le suicide assisté ou l’euthanasie? Ils semblent être la même chose.

Il existe plusieurs différences importantes.

  • Quand une personne demande qu’un traitement médical soit enlevé, retiré ou supprimé, la personne demande à ne pas être touchée, ou lorsqu’elle veut que ces attouchements cessent. Le droit de ne pas être touché a été reconnu par de nombreux tribunaux comme un des droits les plus fondamentaux et importants.
  • Lorsqu’une personne demande le suicide assisté ou l’euthanasie, elle dit qu’elle veut que quelqu’un intervienne pour elle. On peut demander un traitement médical, mais il n’existe pas dans la charte des droits et libertés une obligation de fournir tout traitement médical demandé.
  • L’arrêt d’un traitement médical ne signifie pas toujours que la personne va mourir ou que la mort est l’intention. L’état de la personne pourrait s’améliorer, la personne a encore une chance de changer d’avis. Le suicide assisté et l’euthanasie sont destinés faire mourir la personne et c’est le résultat le plus probable, car un poison est ajouté à ses problèmes médicaux afin de la tuer.

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Beaucoup de spécialistes de l’éthique et des savants croient que le refus du traitement et le suicide assisté sont égaux. De sorte ne devraient-ils pas être traités de la même façon en vertu du droit pénal.

Les opinions des spécialistes de l’éthique sont divisées quant à si le refus ou l’arrête du traitement est la même chose que le suicide assisté. Les tribunaux et les lois, par contre, disent que pour les raisons décrites ci-dessus, ils sont différents et doivent être traités différemment en vertu de la loi.

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Nous permettons déjà le retrait du traitement et le processus de consentement éclairé utilisé semble fonctionner correctement. N’est-ce pas assez pour le suicide assisté?

En fait, il y a beaucoup de problèmes avec le système tel qu’il est

  • L’utilisation du «ne pas réanimer » entraîne souvent des problèmes. Des études ont montré que:
    • Le personnel médical souvent refuse des traitements autres que la réanimation cardio-respiratoire (comme la dialyse, des médicaments, des tests, de la nourriture et de l’eau et des transfusions)
    • Les personnes handicapées subissent des pressions pour signer le  « Ne pas réanimer », ou ces ordres sont simplement mis sur leurs cartes sans leur connaissance ou leur consentement, ou celui de leurs familles.
    • Les médecins donnent parfois des informations imprécises ou incorrectes sur les résultats médicaux impliquant de signer ou de ne pas signer un ordre « ne pas réanimer ».
  • Lorsqu’une personne demande que le traitement soit retiré ou qu’elle le refuse, les protocoles hospitaliers n’exigent pas les services de prévention du suicide, même si le refus du traitement entraîne souvent la mort.
  • Les médecins attendent souvent trop longtemps pour parler des choix de fin de vie. Lorsque ces conversations ont lieu, le patient peut être inconscient ou incapable d’y participer.
  • Les études montrent que les médecins prennent parfois de telles décisions sans l’autorisation de la personne ou de sa famille.
  • Les problèmes de consentement éclairé qui se posent pour le suicide assisté sont les mêmes que pour abstention et l’interruption du traitement.

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Est-ce que l’interdiction du suicide assisté n’est pas de la discrimination contre les personnes handicapées qui ne peuvent pas se suicider elles-mêmes?

En un mot, non.

  • Le retrait de la sanction pénale pour le suicide n’a pas créé un « programme » du suicide parrainé par le gouvernement. Les lois interdisant le suicide assisté sont appliquées également à tous, et elles font partie d’une politique sociale plus vaste de prévention des suicides.
  • L’application de cette politique de manière égale à tous les gens est un effort pour reconnaître et remédier à la discrimination qui se passe déjà contre les personnes handicapées. Les exemples incluent l’ordre de «ne pas réanimer» sur les dossiers médicaux des personnes handicapées, faire pression sur les personnes handicapées pour refuser un traitement et le manque de services adéquats, de soutien et d’accessibilité pour qu’elles soient pleinement intégrées à leurs communautés.
  • La politique de prévention du suicide est là pour protéger les nombreux groupes qui sont vulnérables, comme les personnes autochtones, les lesbiennes, les gaies, les personnes bisexuelles et transgenres, les adolescents, les anciens combattants et les personnes handicapées. Tous ces groupes sont vulnérables à des sentiments suicidaires à cause de la discrimination, de l’isolement, de l’intimidation, de la violence, de la dévaluation par la société, de l’institutionnalisation, des questions d’identité, la perte de la culture et de la langue, de la toxicomanie, les effets post-traumatiques, et de nombreux autres facteurs sociaux.

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Est-ce qu’on s’insinue que les personnes handicapées sont faibles d’esprit et ne savent pas ce qu’elles veulent, s’ils ne sont pas permis d’avoir le suicide assisté?

Non, nous disons que tous ceux qui disent qu’ils veulent se tuer, pour n’importe quelle raison, doivent obtenir les mêmes services de prévention du suicide et de soutien pour vivre (et mourir) en toute égalité, autonomie et totalement intégré dans leurs communautés.

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Interdire le suicide assisté oblige les gens à mourir plus tôt qu’ils le désirent. Est-ce que ça ne les prive pas de leur droit à la vie (au moins une partie) garantie par la charte?

  • Si une personne choisit de se suicider, c’est sa décision. La perte de quelques mois de vie pour certaines personnes doit être mise en balance avec le risque que beaucoup plus de personnes perdent la vie alors qu’elles ne veulent pas mourir à cause d’erreurs et d’abus qui sont susceptibles d’arriver, si la loi est modifiée.
  • En disant que des personnes handicapées sont admissibles à être tués tandis que d’autres ne sont pas, le gouvernement met son sceau d’approbation sur le genre d’erreurs et d’abus qui se passe déjà.

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