Sommaire de l’affaire Truchon

Cette affaire a commencé lorsque deux personnes de Montréal ont déposé une poursuite civile contre les gouvernements fédéral et québécois pour contester l’exigence de la loi fédérale que la mort du candidat soit « raisonnablement prévisible » où qu’elle soit en « fin de vie » d’après les critères d’admissibilité dans la loi québécoise.

Jean Truchon est un homme dans la quarantaine vivant avec la paralysie cérébrale. Après avoir obtenu un baccalauréat en littérature à l’Université Laval en 1992, il s’installe dans son propre appartement et reçoit de l’aide à domicile pour les activités quotidiennes.

Truchon a joué au hockey sur roulette en fauteuil roulant et a eu une vie sociale active jusqu’à la fin de 2011. À cette époque, il a commencé à ressentir une sténose spinale – une colonne vertébrale rétrécie. Cela a provoqué une dystonie cervicale (un trouble neurologique impliquant une contraction involontaire des muscles du cou et de l’épaule), ainsi que la myélomalacie (une décomposition de la moelle épinière due au blocage des artères de la colonne vertébrale). En conséquence, il a perdu l’utilisation de son bras gauche – son seul membre fonctionnel.

Truchon a échangé sa fauteuil roulant électrique contrôlé à la main pour une fauteuil roulant qui pourrait être contrôlée par la bouche. Il a déménagé dans un CHSLD, où il a depuis lutté contre les restrictions de la vie institutionnelle. M. Truchon a proposé une série de plans pour se suicider. Il s’agit notamment d’une overdose d’héroïne, d’un percuté de voiture et d’un refus de nourriture et d’eau. Bien que la dépression qu’il ait connue en 2014 aurait fini, il souhaite toujours mettre fin à sa vie.

Nicole Gladu, maintenant dans la soixante-dixaine.  Elle a contracté la polio vers l’âge de quatre ans. Cela lui a laissée une faiblesse permanente sur son côté gauche, une scoliose sévère et le fonctionne que d’un demi-poumon. Mme Gladu a obtenu un diplôme universitaire de l’Université de Montréal et a poursuivi sa carrière dans les communications.

En 1989, Mme Gladu est devenue déprimée et a reçu des médicaments prescrits. On lui a diagnostiqué un syndrome post-polio quelques années plus tard. Cette condition provoque une faiblesse musculaire progressive et de la fatigue. Elle ne peut plus utiliser son bras gauche, elle a une douleur dorsale sévère et doit utiliser une aide respiratoire pendant la nuit. Mme Gladu a également une hernie à l’estomac qui compromet sa digestion et sa respiration. Vers 2001, elle a traversé une deuxième période de dépression qui a été apparemment soulagée à la pensée de mettre fin à sa vie.

Une chirurgie pour réparer un fémur brisé en 2011 a augmenté la douleur de Mme Gladu, a causé des problèmes d’équilibre, et l’a laissé avec un risque de tomber. Elle s’inquiète du besoin de quitter sa maison de façon permanente, et de sa dépendance envers les autres.

Ni M. Truchon ni Mme Gladu ne sont admissibles au suicide assisté; leurs morts ne sont pas «raisonnablement prévisibles» et ils ne sont pas à la «fin de la vie». Les défenseurs des droits des personnes en situation de handicap croient que la perte d’autonomie que déteste les demandeurs provient d’une politique publique qui favorise les soins institutionnels par rapport aux options communautaires de soins à domicile. Ils pensent que changer cette politique publique est une meilleure solution que de tuer les personnes en situation de handicap dont le désir d’autonomie est frustré.