Échantillon de lettre aux députés

Cher __________

Je m’appelle __________.  Je vous écris pour déclarer mon opposition au projet de loi 52.  Je crois que le projet de loi ne devrait pas être approuvé parce que _________________

(veuillez préciser qui vous êtes (âge, situation de vie), pourquoi vous vous intéressez aux questions de fin de vie, quelle expérience avez vous avec l’incapacité, la maladie et le système de soins de santé, et votre opinion du projet de loi 52.)

Je crois que le projet de loi 52 est dangereux pour les personnes ayant des incapacités et atteints de maladies chroniques, parce que l’euthanasie ne peut pas être un choix libre. Toute personne admissible à une aide médicale à mourir a un handicap, défini par les Nations Unies comme « l’interaction entre des personnes présentant des incapacités et les barrières comportementales et environnementales qui font obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres. » Les personnes en situation de handicap qui ont des conditions secondaires vont être admissibles.

En vertu de ce projet de loi, quand une personne en situation de handicap demande à mourir, elle ne peut même pas avoir une évaluation psychologique avant qu’elle obtient une drogue mortelle, même si la plupart des gens qui sont suicidaires reçoivent des services de prévention du suicide.  Cette politique de deux poids deux mesures est au cœur de la loi et elle est discriminatoire.  Les services de prévention du suicide ne sont pas donnés également à toutes les personnes en raison des croyances au sujet de la qualité de vie avec un handicap.  Cela envoie un message aux personnes en situation de handicap et à la société, que la vie des personnes avec déficiences a moins de valeur que les autres.

La discrimination nie aux personnes handicapées l’accès égal aux soins de santé, aux services à domicile nécessaires pour vivre de façon autonome, et à la possibilité de participer pleinement dans leurs communautés.  Le Québec est reconnu pour son manque d’accès aux bâtiments, aux programmes civiques, aux transports en commun, aux logements et aux programmes de soutien pour la vie en communauté. Tant que les Québécois ayant des incapacités sont contraints de vivre dans des institutions et ne peuvent pas participer dans la société à l’égalité, le choix de mourir n’est pas libre.

Les personnes en situation de handicap ont besoin du soutien pour vivre, pas pour mourir.

Agréer monsieur, madame mes sentiments les meilleurs.